Questions / Réponses

Quelles preuves scientifiques ?

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Plus de 80 travaux de recherche dont 5 études cliniques publiées dans des revues scientifiques de réputation internationale ont confirmé l’intérêt pour la santé de rétablir un rapport Oméga 6 /Oméga 3 à 5 contre près de 20 actuellement. Elles ont également montré l’augmentation de la teneur en Oméga 3 des produits provenant d’animaux nourris avec des plantes riches en Oméga 3 : lin, luzerne, féverole, lupin, herbe, colza.

Plus spécifiquement dans le cas de la luzerne, deux études récentes le confirment. Une étude récente menée par l’INRA de Saint Gilles (35) concerne plus spécifiquement la luzerne. En comparant le profil des acides gras du lait en fonction de la ration alimentaire des vaches laitières , on constate que les rations contenant de la luzerne déshydratée seule permettent une augmentation des concentrations en acide alpha-linoléique (C 18 : 3), dans le lait, au même titre que l’ensilage d’herbe ou d’herbe déshydratée. La présence d’ensilage d’herbe ou d’herbe déshydratée permet également d’améliorer la concentration en C18 : 3. L’association luzerne-lin, ou le système ration sèche à base de luzerne déshydratée améliore encore plus ce résultat. Les concentrations en C18 : 2 (ou acide linoléique, principal Oméga 6 du lait) progressent aussi avec la luzerne déshydratée. Le ratio C18: 2 /C18 : 3, qui traduit l’équilibre entre les Oméga 6 et les Oméga 3, est amélioré grâce à la présence de luzerne déshydratée dans la ration.
Une autre étude du même type menée en 2011 à l’Inra de Grignon,a montré que l’apport journalier de 6kg de luzerne a permis de doubler la proportion d’Oméga 3 du lait.

Vidéo témoignage de Jean-Pierre Pasquet : éleveur et co-Président de Bleu Blanc Cœur

Quel impact sur l’environnement ?

Bien nourrir les hommes, c’est bien nourrir les animaux mais c’est aussi prendre soin de la planète. En effet, on constate une diminution de 10 % de la production de méthane chez de jeunes bovins pâturant une prairie composée de 70 % de graminées et de 30 % de luzerne par rapport à ceux pâturant une prairie de graminées seules (Mc Caughey et al, 1999). Les auteurs expliquent ce résultat par un niveau d’ingestion plus élevé et un temps de séjour des aliments dans le rumen probablement plus faible liés à l’apport de luzerne. La richesse de la luzerne en acides organiques de type malate qui réduit notablement la méthanogenèse est une autre raison avancée.

Vidéo témoignage de Cyril deshayes – WWF France

Quels effets sur la biodiversité ?

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La diminution des apports en Oméga 3 dans notre alimentation provient ainsi essentiellement de la désaffection des cultures de plantes riches en protéines ou de l’herbe. Or, ces cultures sont également des alliées très puissantes de la biodiversité car elles allongent les cycles de rotation et offrent le gîte et le couvert à de très nombreux oiseaux, papillons, insectes, etc., d’autant plus qu’elles sont implantées pour plusieurs années, ce qui est le cas de la luzerne. Une étude menée depuis 2009 sous l’autorité du Muséum National d’Histoire Naturelle a ainsi montré que la biodiversité ordinaire était très largement favorisée par la culture de la luzerne : Bien manger c’est aussi, encourager une agriculture qui protège nos ressources naturelles.

Vidéo témoignage de Thierry MALEPLATE-ingénieur conseil

Des aliments tracés et de proximité ?

thumb_omega29La luzerne, le lin, le lupin, la féverole l’herbe de printemps, riches en Oméga 3, sont également une alternative locale précieuse au tourteau de soja, qui représente actuellement la principale source de protéines dans nos élevages (plus de 50 % en France).

Celui-ci, importé d’Amérique du Sud et du Nord est souvent cultivé de manière à la fois non durable, en raison de la déforestations qu’il entraîne et non tracé, c’est-à-dire que l’on est incapable dans la plupart des cas de certifier sa provenance exacte. A contrario, des plantes comme la luzerne sont cultivées dans nos régions et leur distribution permet une tracabilité totale, de la parcelle où elles ont été cultivé jusqu’à l’animal qui les consomme, que ce soit en foin récolté sur l’exploitation ou sous forme déshydratée.

Vidéo témoignage de Olivier Sibotier-Eleveur de chèvres

Vidéo témoignage de Jérôme Redoules-Eleveur de Brebis Roquefort

Vidéo témoignage de Mathieu Armand – technicien inséminateur